L’essentiel
- Méthode : les altitudes de Terrain Tiles sont rééchantillonnées sur une grille carrée dans le fuseau UTM de la zone, puis les courbes sont tracées par marching squares avec interpolation linéaire ; testé sur un cône dont les courbes doivent être des cercles de rayon connu, fichiers ouverts avec ezdxf et pyshp.
- Fonctionne dans votre navigateur : ce que vous cliquez, dessinez ou ouvrez n’est pas envoyé.
- Données et bibliothèques : OpenFreeMap, MapLibre GL JS, Terrain Tiles (Mapzen / Tilezen on AWS Open Data), GeoNames (via all-the-cities), Proj4js, EPSG Geodetic Parameter Dataset (via epsg.io and epsg-index).
- Gratuit, sans inscription et sans installation.
Architectes, paysagistes, maîtres d'ouvrage et maquettistes ont souvent besoin des courbes de niveau d'un terrain avant tout relevé de géomètre : pour implanter une maison dans une pente, esquisser un jardin, tracer un chemin ou découper les couches d'une maquette. Un SIG sait les produire à partir d'un modèle numérique de terrain, mais il faut trouver les données, installer un logiciel et l'apprendre. Cet outil le fait dans le navigateur. Cherchez un lieu ou cliquez sur la carte : un carré de 500 m à 5 km autour de ce point se remplit de courbes de niveau. Les altitudes viennent de Terrain Tiles, un jeu de données mondial et gratuit qui réunit des modèles lidar nationaux, EU-DEM, SRTM et d'autres sources. Elles sont lues sur une grille régulière dans le fuseau UTM de la zone, lissées légèrement si vous le souhaitez, puis reliées en courbes à chaque multiple de l'équidistance. Une courbe sur cinq est une courbe maîtresse, plus épaisse et cotée sur la carte. Les courbes se téléchargent en DXF, chaque polyligne à sa propre altitude, en shapefile avec l'altitude dans le champ elev, ou en GeoJSON et KML pour QGIS et Google Earth. Un clic les affiche en 3D dans la visionneuse de GeoDrafter, au-dessus du relief dont elles proviennent.
Mode d'emploi
- Cherchez une ville ou un code postal, ou cliquez sur la carte à l'endroit où doit se trouver le centre de la zone.
- Choisissez la taille de la zone, de 500 × 500 m à 5 × 5 km.
- Gardez l'équidistance automatique (environ 25 courbes sur le dénivelé) ou choisissez la vôtre, en mètres ou en pieds.
- Choisissez le lissage ; un lissage léger retire les petits zigzags des données d'altitude.
- Choisissez le système de coordonnées du DXF et du shapefile (UTM par défaut, ou Lambert-93 avec le code 2154), puis téléchargez le format voulu.
- Cliquez sur « Voir dans la visionneuse 3D » pour voir les courbes en 3D, ou copiez le lien pour revenir à la même zone.
Quelle est la précision ?
D'où viennent les altitudes et quelle est leur finesse
Terrain Tiles prend pour chaque lieu le meilleur modèle d'altitude ouvert. La France, la Belgique, la Suisse et la plus grande partie de l'Europe viennent d'EU-DEM à 25 m ; l'Autriche et la Norvège de modèles nationaux à 10 m, l'Angleterre du lidar à 2 m de l'Environment Agency, le Canada de CDEM et une grande partie du monde de SRTM à environ 30 m. L'outil lit les tuiles au niveau le plus fin qui correspond à sa grille, mais il ne peut pas ajouter de détails absents de la source : sur une source à 25 m, une petite terrasse, un fossé ou un talus de route n'existent pas, et les courbes suivent une surface adoucie.
La grille et les courbes
La zone devient une grille carrée dans son fuseau UTM, avec au plus 400 mailles par côté : environ 1,3 m pour 500 m, 5 m pour 2 km et 12,5 m pour 5 km, jamais plus fin qu'un pixel des tuiles. Chaque courbe est tracée par la méthode des marching squares : là où l'altitude franchit la valeur de la courbe entre deux nœuds, le point de passage est placé par interpolation linéaire, et les points sont reliés en polylignes continues, fermées autour des buttes et des cuvettes. Les tronçons presque droits sont allégés d'au plus un cinquième de maille.
La précision des altitudes
Sur une source lidar, le sol est en général juste à un demi-mètre ou un mètre près ; sur EU-DEM et SRTM, l'erreur atteint souvent 3 à 10 m, davantage sur les fortes pentes et en forêt, car le radar de SRTM a en partie mesuré la canopée. Une équidistance de 1 m sur de telles données dessine des courbes qui paraissent précises sans l'être ; c'est pourquoi l'équidistance automatique augmente avec le dénivelé. Utilisez les courbes pour des esquisses, des analyses de site, des plans de présentation et des maquettes. Pour un permis de construire, des terrassements ou un assainissement, faites appel à un géomètre ou utilisez le RGE ALTI de l'IGN (1 m) ; l'outil TopoExport en tire aussi des courbes pour la France.
Les coordonnées des fichiers
Le DXF et le shapefile sont écrits par défaut dans le fuseau UTM de la zone sur WGS 84, en mètres, pour que les distances soient justes en CAO. Vous pouvez choisir WGS 84 longitude/latitude ou n'importe quel code EPSG, par exemple 2154 pour Lambert-93 ou 31370 pour le Lambert belge 72 ; les courbes sont alors converties avec proj4js. Le GeoJSON et le KML sont toujours en longitude/latitude. Les altitudes sont au-dessus du niveau de la mer, en mètres ou en pieds.
Bon à savoir
Une équidistance plus fine que les données
0,5 m en plaine sur une source à 25 m donne beaucoup de courbes tremblées qui montrent le bruit plutôt que le relief. Une équidistance inférieure à la précision verticale des données n'apporte rien. Lissez davantage, prenez une équidistance plus grande et comparez avec une carte IGN.
Lacs, mer et tuiles manquantes
Les plans d'eau sont plats dans les données : un lac n'a pas de courbes et sa rive peut être irrégulière. En mer, l'altitude est selon la source le fond marin ou 0 m. Si une tuile ne se charge pas, cette partie est remplie avec l'altitude moyenne et le panneau l'indique.
Bâtiments, forêts et travaux récents
Les modèles montrent surtout le sol nu et datent de plusieurs années. Les routes, carrières, remblais et fouilles récents n'y figurent pas, et en forêt SRTM peut relever les courbes d'une partie de la hauteur des arbres.
Questions fréquentes
Comment obtenir les courbes de niveau de mon terrain ?
Cherchez le lieu ou cliquez sur la carte, choisissez la taille de la zone et l'équidistance, puis téléchargez les courbes en DXF, shapefile, GeoJSON ou KML. Le lien de partage garde la zone et les réglages.
Puis-je ouvrir les courbes dans AutoCAD ou un autre logiciel de CAO ?
Oui. Le DXF est au format R12, lu par tous les logiciels de CAO : chaque courbe est une polyligne à sa propre altitude, sur les calques CONTOUR et CONTOUR_INDEX, en mètres dans le fuseau UTM ou le code EPSG choisi. AutoCAD, BricsCAD, ArchiCAD, Vectorworks et Rhino l'ouvrent directement.
Quelle équidistance choisir ?
Environ une courbe pour 1 à 5 % du dénivelé de la zone. Le choix automatique vise environ 25 courbes : 1 m sur un terrain doucement vallonné, 5 à 10 m en moyenne montagne et 20 à 50 m dans les Alpes. Une équidistance plus fine n'a de sens que sur des données lidar.
Quelle est la précision des courbes de niveau ?
Celle des données d'altitude : environ un mètre là où la source est un lidar, comme en Autriche et en Angleterre, souvent 3 à 10 m en France et ailleurs. Elles conviennent aux esquisses et aux maquettes, pas au levé ni au projet d'exécution.
Qu'est-ce qu'une courbe maîtresse ?
Une courbe sur cinq, plus épaisse et cotée avec son altitude pour lire la carte rapidement. Dans les fichiers, les courbes maîtresses sont sur leur propre calque (DXF) ou ont index = 1 (shapefile, GeoJSON).
Comment obtenir des courbes plus précises en France ?
Téléchargez le RGE ALTI 1 m de l'IGN pour votre zone et créez les courbes dans QGIS avec Raster ▸ Extraction ▸ Contour (gdal_contour). Pour un premier aperçu sans téléchargement, cet outil suffit.
Une erreur ou un oubli ? Écrivez à [email protected] et ce sera corrigé.